Acerca de

Couv.jpg
New couv.jpg

Création 2023

 

En janvier 2021, alors que notre vie sociale était toujours suspendue aux lois fluctuantes du Pass sanitaire bientôt susnommé Pass Vaccinal, je repensais au prodigieux élan du mouvement des Gilets jaunes.

Non par nostalgie excessive des luttes qui ne sont plus, ni par fascination abusive pour François Ruffin mais parce que ce mouvement avait appuyé sur le buzzer dont la Rue avait besoin pour se réveiller de sa longue léthargie.

 

Je ne sais pas d'où me vient cette fascination mais quand je vois le documentaire « Retour à Reims » de Jean-Gabriel Périot, tiré du magnifique livre de Didier Eribon, ou tout autre ouvrage qui traite des luttes de classes, je ne peux m'empêcher d'être saisie par une émotion primitive.

Je n'ai pourtant pas été bercée par l'Internationale, ni même abonnée à Pif Magazine quand j'étais enfant.

Néanmoins j'aspire depuis longtemps à parler de l'espace public par le prisme des invisibles qui y circulent et parfois l'investissent.

 

La récente crise du coronavirus et en soubassement, cette révolte profonde sur les valeurs du travail dans notre société néolibérale a doublement ravivé ce désir.

J'ai donc profité de l'année blanche pour écrire Nadine : le portrait singulier d'une femme aide-soignante travaillant en Ehpad.

Judith Thiébaut

Partenaires

Aide à la création et accueil en résidence

Quelques p’Arts... – CNAREP, Boulieu-lès-Annonay (07)

L’Atelier 231 – CNAREP Sotteville-lès-Rouen (76)

Les Ateliers Frappaz – CNAREP Villeurbanne (69)

Pronomade(s) – CNAREP Encausse les Thermes (31)

Accueil en résidence

La gare à coulisses, base des arts de la rue, Eurre (26)

Avec le soutien du Groupe des 20 Auvergne-Rhône-Alpes

Bourse à l’écriture pour l’Espace public 2021 de l’association Beaumarchais-SACD

TELECHARGER LE DOSSIER COMPLET ICI

Extrait 1

Je suis pas née dans le silence

Ni dans la honte

J'étais une enfant pleine de vie, vous savez

Seulement à force on devient discrète

D’autant qu’on aime pas trop que les gens comme nous prennent la parole

Il y a qu’à voir les gilets jaunes

On a tout dit sur eux (...)

Jamais on n’a parlé du courage

Sacrifier tous ses dimanches

Sous la pluie

Sous la neige

Pour tenir un rond-point !

Jamais on a parlé de la joie

L’immense joie de se retrouver

Parler à bâton rompus

Partager à l’ancienne

Comme une fratrie de damnés

Oublier la pudeur

Ne plus se sentir seul avec la peur au ventre des fins de mois

Et pourtant de la joie il y en avait

Bien plus que de la sauvagerie

Alors pourquoi qu'on en parle pas ?

Pourquoi qu'on en parle jamais ?

De notre joie et de notre dignité 

Extrait 2

 

Vous savez comment je la vois moi la mort ?

Ben oui je la vois la mort !

Bien-sûr

A force de la côtoyer...

Je la vois comme une grande femme

Un belle brune

Pareille à Barbara

J'aimais bien Barbara quand j'étais petite

On avait le même nez... (Elle rit)

Oui je la vois comme ça la mort

Barbara qui vous accueille

Dans ses bras immenses (Elle rit) 

En chantant 

« Dis quand reviendras-tu ? Dis, au moins le sais-tu. »

  • Facebook
  • Twitter
  • LinkedIn
  • Instagram